The Underbelly – Seven Feet Under

The Underbelly – Seven Feet Under

Un nouveau groupe pour explorer le passé ? The Underbelly fait une entrée fracassante parmi les formations qui font revivre les plus belles heures du funk, de l’héritage de James Brown aux délires quasi-psyché de George Clinton.

Le funk rétro est un secteur porteur, que ce soit pour la sono des bars ou pour la scène. Les Anglais de The Underbelly viennent apporter leur pierre à l’édifice avec leur premier album, Seven Feet Under, qui croise avec une efficacité rare dans tout le secteur des tubes pour platform boots et pattes d’eph’ ou des instrumentaux chromés pour séries policières des seventies. Les trois sax du groupe sont des personnages bien intéressants : à l’écoute, on se remémore évidemment les légendaires JB’s de James Brown et des sections de cuivres des albums historiques de Stax, mais il y a aussi chez eux beaucoup de parentés avec ces fanfares que l’on croise aujourd’hui dans les festivals de plein air et d’arts de la rue : s’ils s’en tiennent à un genre et à une esthétique précis, on sent bien que ces musiciens en ont sous la pédale, avec leur mise en place d’ensemble impeccable comme un défilé de grenadiers de l’Empire et leur capacité à jeter dès qu’ils en ont esoin quelques virtuoses notes de côté. Résumons : ça joue ! Sur quelques titres, la chanteuse Roxie Ray vient leur prêter son timbre soul au classicisme impeccable. Découverte avec Dojo Cuts, la belle Australienne se révèle, avec le temps, comme une des plus intéressantes voix du revival funk (à égalité avec la belle Gizelle Smith) et elle apporte ici un peu mieux qu’un savoir-faire d’historienne du plaisir. Elle apporte du liant ici ou là, quand le groupe se laisserait aller à la tentation encyclopédique. Au total, la musique est sans surprise, mais d’une qualité d’exécution parfaite, comme si jamais le temps s’était arrêté après 1980…